L’ingénieur et l’entrepreneur, un mariage fécond. L’exemple de Henry Lossier et des Entreprises Fourré et Rhodes (début du XXe siècle-milieu des années 1960) - Sorbonne Université Access content directly
Book Sections Year : 2021

L’ingénieur et l’entrepreneur, un mariage fécond. L’exemple de Henry Lossier et des Entreprises Fourré et Rhodes (début du XXe siècle-milieu des années 1960)

Abstract

The history of civil engineering owes a great deal to the encounter between the engineer and the contractor: such is the case of Henry Lossier (1878-1962) with the contractors Ferdinand Fourré (1866-1934) and Fernand Rhodes (1866-1948). Before the First World War, they were pioneers in the field of reinforced concrete. Coming from the famous Polytechnicum of Zurich, like Alfred Einstein, H. Lossier began his career as a builder alongside Armand Considère and his son-in-law Louis Pelnard before leaving them, replaced by Albert Caquot. For their part, F. Fourrré and F. Rhodes founded a successful company. Their meeting in 1917 led to the creation of the airship hangar in Écausseville. It was the beginning of a brilliant cooperation marked in particular by the construction of the large bowstring bridge over the Oued Mellègue in 1926, then the first bridge in Villeneuve-Saint-Georges on the eve of the Second World War. Its reconstruction after the conflict gave H. Lossier the opportunity to innovate thanks to external prestressing. H. Lossier remains to the end an inventive spirit (the 2000-metre tower as early as 1934) and a major theorist of the resistance of materials (development of expansive concretes).
L’histoire du génie civil doit beaucoup à la rencontre de l’ingénieur et de l’entrepreneur : tel est le cas d’Henry Lossier (1878-1962) avec les entrepreneurs Ferdinand Fourré (1866-1934) et Fernand Rhodes (1866-1948). Avant la Première Guerre mondiale, ils s’affirment comme des pionniers du béton armé. Issu du fameux Polytechnicum de Zurich, comme Alfred Einstein, H. Lossier fait ses premières armes de constructeur aux côtés d’Armand Considère et de son gendre Louis Pelnard avant de s’en séparer, remplacé par Albert Caquot. De leur côté, F. Fourrré et F. Rhodes fondent une entreprise performante. De leur rencontre en 1917 naît le hangar à dirigeable d’Écausseville. C’est le début d’une brillante coopération marquée notamment par la réalisation du grand pont en bow string sur l’Oued Mellègue en 1926, puis celle du premier pont de Villeneuve-Saint-Geoges à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Sa reconstruction après le conflit donne à H. Lossier l’occasion d’innover grâce à la précontrainte externe. H. Lossier demeure jusqu’au bout un esprit inventif (la tour de 2000 mètres dès 1934) et un théoricien majeur de la résistance des matériaux (mise au point des bétons expansifs).
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Dates and versions

hal-04003939 , version 1 (24-02-2023)

Identifiers

  • HAL Id : hal-04003939 , version 1

Cite

Dominique Barjot. L’ingénieur et l’entrepreneur, un mariage fécond. L’exemple de Henry Lossier et des Entreprises Fourré et Rhodes (début du XXe siècle-milieu des années 1960). PÂRIS (Philippe) et BARJOT (Dominique) (dir.). Le hangar à dirigeables d’Écausseville. Un centenaire plein d’avenir, Éditions Ouest-France, p. 192-209, 2021, 978-2-7373-8539-1. ⟨hal-04003939⟩
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