Cet article porte sur quatre textes du théâtre américain où la performance d’un genre non alignée au sexe anatomique s’accompagne d’une volonté de réécriture du récit de soi. Malgré des différences marquées quant au genre théâtral auquel ils appartiennent, à la poétique ou au lieu de représentation, ces textes comptent parmi les premiers exemples d’identités trans sur la scène américaine. L’enjeu ici est double : non seulement combler le vide représentationnel à travers la performance d’un genre non-conforme sur scène, mais aussi construire et mettre en lumière le discours de ce genre, insuffler une queerness au théâtre et ouvrir des voies peu explorées jusqu’ alors.