Samsung : le modèle de croissance entre exemplarité et originalité (1938-2007) - Sorbonne Université Access content directly
Journal Articles Revue Française d'Histoire Economique Year : 2018

SAMSUNG: THE MODEL OF GROWTH: BETWEEN EXEMPLARITY AND ORIGINALITY (1938-2007)

Samsung : le modèle de croissance entre exemplarité et originalité (1938-2007)

Abstract

Of all Korean groups, Samsung is by far the best known in the world. Founded in 1938 by Lee Byung Chull (1910-1987), if it remains by far the most important one in South Korea, it imperfectly reflects the canonical model of the chaebol. As a matter of facts, it offers a good example of path dependency. In a first phase of its history, from 1938 to 1969, it was first interested in trade, before taking advantage of the massive reconstruction, which resulted from the Korean War, to enter industry (textiles and the food industry). While achieving a great breakthrough in international trade, the group successfully fitted in the successive priorities of economic development in South Korea, based on exports (petrochemical, shipbuilding, automotive, construction, engineering, electronics). Thanks to electronics, but also to engineering, it broke into the international market between 1969 and 1987. On the death of Lee Byung Chull, his son Lee Kun Hee made it a powerful American-style corporation, benefiting from an intense R & D effort and a growing competitive edge in electronics. This success rests, among other things, on an original social system, which draws largely on the sources of Neo-Confucianism. At the same time, the group was able to synthesize Japanese and American technologies and management methods.
De tous les groupes Coréens, Samsung est, de loin, le plus connu dans le monde. Créé en 1938 pat Lee Byung Chull (1910-1987), s’il reste de loin le plus important de Corée du Sud, il ne répond qu’imparfaitement au modèle canonique du chaebol. Il offre en effet un bon exemple de path dependency. Dans une première phase de son histoire, de 1938 à 1969, il s’est d’abord intéressé au commerce, avant de mettre à profit la reconstruction massive, qu’a entraîné la Guerre de Corée, pour se lancer dans l’industrie (textile et agroalimentaire). Tout en réalisant une belle percée dans le commerce international, le groupe s’inscrit avec succès dans les priorités successives du développement économique sud-coréen, basé sur les exportations (pétrochimie, constructions navales, automobile, btp, ingénierie, électronique). Grâce à l’électronique, mais aussi à l’ingénierie, il s’impose, entre 1969 et 1987, sur le marché international. À la mort de Lee Byung Chull, son fils Lee Kun Hee en fait une puissante corporation à l’américaine, bénéficiant, grâce à un intense effort de recherche-développement, d’un avantage compétitif croissant dans l’électronique. Cette réussite repose, entre autres, sur un système social original, qui puise largement aux sources du néoconfucianisme. En même temps le groupe a su réaliser une synthèse entre les technologies et les modes de management japonais, américains et allemands.
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Dates and versions

hal-04001350 , version 1 (22-02-2023)

Identifiers

Cite

Dominique Barjot, Rang-Ri Park-Barjot. Samsung : le modèle de croissance entre exemplarité et originalité (1938-2007). Revue Française d'Histoire Economique, 2018, N° 9-10 (1), pp.78. ⟨10.3917/rfhe.009.0078⟩. ⟨hal-04001350⟩
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