Couples coordonnés et adaptation en français moderne : entre traduction, pirouettes et escamotages dans Le Roman de la Rose ou de Guillaume de Dole
Résumé
Cet article se situe au croisement de deux perspectives, l’une lexicologique, l’autre traductologique. Il s’agit d’une part de réfléchir sur l’emploi de quelques couples (pseudo‑)synonymiques dans Guillaume de Dole: sont étudiés en particulier des substantifs récurrents (pris/de pris, sens, gent, cheval/destrier/sommier) et un mot polysémique (avoir) en rapport avec leur contexte dans les vers. D’autre part, on a vérifié le traitement qui leur est réservé dans la traduction de Jean Dufournet; le grand médiéviste, qui ne s’est pas exprimé sur les difficultés rencontrées dans son adaptation en français moderne, a de fait adopté des procédés divers: soit il a maintenu les doublets, soit il les a réduits, soit encore il les a escamotés par des changements de classe grammaticale des éléments en jeu. Quelques remarques concernent la locution figée de fi et de voir, qui ne serait attestée que dans Guillaume de Dole, et ses différentes traductions.
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